Le manque de sécurité électronique, une exception culturelle française

Face à l’explosion du nombre de cambriolages dans l’hexagone ces dernières années (+ 8,5 % en 2012 et +17 % en 2011), selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), il est curieux de relever qu’à peine 8 % des ménages en France sont équipés d’une alarme selon les données de l’INSEE, contrairement à de nombreux autres pays, partisans de la sécurité électronique.

 À ce jour, seuls deux moyens ont véritablement prouvé leur efficacité en cas de tentative de cambriolage : le chien de garde et l’alarme anti-intrusion. 

  • Dans le 1er cas, mieux vaut en adopter deux et surtout aimer les animaux !
  • Dans le 2e cas, il faut avouer que les contraintes sont moindres.

Aux USA et au Royaume-Uni, de nombreuses études ont démontré que la plupart des cambrioleurs évitent les résidences équipées de système d’alarme.

Les statistiques montrent que les propriétés moins bien protégées ont cinq fois plus de risques d’être cambriolées que les maisons présentant un bon niveau de sécurité. D’ailleurs, une étude britannique rapportée par la fameuse organisation Crimestoppers révèle que pour les cambrioleurs eux-mêmes, les systèmes d’alarme représentent un risque élevé. À tel point que plus de la moitié des monte-en-l’air déclarent qu’ils ne s’aventurent pas à cambrioler une résidence équipée d’une alarme visible. Outre-Atlantique, une étude approfondie de cinq ans de statistiques par des chercheurs de l’École de Rutgers University of Criminal Justice (CSJ) à Newark (New Jersey) a même constaté que les systèmes d’alarme contribuent à faire baisser la criminalité.

 

Même les assureurs proposent des systèmes d’alarme à la vente

Les polices britannique et américaine, par exemple, n’hésitent pas à inciter les citoyens, dans des documents officiels, à installer une alarme antivol visible pour protéger leur domicile. Même les assureurs proposent des systèmes d’alarme à la vente. De plus, les centres de télésurveillance travaillent main dans la main avec les autorités compétentes (police, pompiers…) permettant une sécurité accrue.

En revanche, en France, il faut reconnaître que nous n’avons pas une véritable culture de la sécurité électronique voire de la sécurité, tout court. Seulement 6 familles sur 10 disent porter plainte quand elles constatent une effraction ou une tentative. Autant dire que les cambrioleurs ont encore de beaux jours devant eux.

Pourtant, ce n’est pas faute de pouvoir s’offrir aujourd’hui des technologies performantes à des prix abordables. Des systèmes de sécurité disponibles dans les grandes surfaces de bricolage, faciles à installer soi-même et simple à utiliser, capables d’alerter et d’être contrôlés à distance par le biais d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur. Sans parler des solutions offertes par une maison connectée comme la ThomBox, capable toute seule d’allumer la lumière, fermer automatiquement les volets, enregistrer des images… La technologie favorise également l’essor des alarmes avec le tout « sans fil » qui s’adapte aisément à n’importe quelle habitation comme l’alarme sans fil multizones Thomson, conçue et développée par Avidsen.

Ainsi, les mentalités sont, néanmoins, en train d’évoluer. Petit à petit, les Français prennent conscience que la sécurité électronique présente d’énormes avantages. Mais souvent trop tard, en décidant de s’équiper, le plus souvent, suite à un cambriolage. D’une manière générale, la France reste un pays où l’on a du mal à s’équiper d’un système de sécurité. Un acte considéré encore comme un achat contraint, contrairement à l’acquisition d’un téléviseur dernier cri.

De quoi, hélas, susciter encore un peu plus la convoitise des cambrioleurs.

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