Détecteurs de fumée : « Attention aux matériels non-conformes et aux arnaques ! »

Après les incendies meurtriers de Saint-Quentin (Aisne) et d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) au cours desquels 8 personnes ont péri ce week-end, Cécile Duflot, ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, veut diviser par deux le nombre des victimes d’incendies domestiques.

« Enfin les pouvoirs publics se mobilisent en faveur de la prévention des risques liés aux incendies ! », se félicite Alexandre Chaverot, Président d’Avidsen, spécialiste des accessoires et des objets connectés pour la sécurité et le confort de l’habitat.

« Rendez-vous compte que la loi rendant obligatoire l’installation de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) date du 9 mars 2010 et ce n’est que depuis 15 jours, avec la publication le 14 mars dernier de l’arrêté au Journal Officiel, que l’on connaît précisément les exigences auxquelles doit répondre le détecteur de fumée normalisé installé dans chaque logement. », ajoute-t-il.

« J’espère à présent que les pouvoirs publics n’attendront pas la dernière minute, le 8 mars 2015, date butoir pour s’équiper, pour lancer une campagne nationale de sensibilisation. Car les Français sont loin d’être prêts et on risquerait de connaître, le moment venu, une rupture de stock dans les magasins. D’autant plus que d’ici là, on peut tomber sur des matériels déficients vendus sur Internet. Attention aux matériels non-conformes et aux arnaques ! », met en garde Alexandre Chaverot.

A ce jour, 1 famille sur 10, à peine, est équipée d’un ou plusieurs détecteurs de fumée, selon les informations dévoilées lors du colloque, dédié aux professionnels de l’habitat et de la distribution, organisé récemment par la Fédération Française du Matériel d’Incendie (FFMI), le GIFSID (groupement professionnel de la sécurité incendie domestique), AFNOR Certification et Calyxis.

Attention donc à ne pas acheter n’importe quel détecteur de fumée. Régulièrement la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pointe des matériels non-conformes et dangereux. Les détecteurs de fumée appropriés, comme les DAAF d’Avidsen (ref. 100347, 100357 et 100387) affichent, en plus, le logo de la marque NF.

Cela signifie qu’ils sont conformes, en plus de la norme européenne CE – EN 14 604, à la marque NF DAAF. Cette marque est délivrée par AFNOR Certification à l’issue de contrôles supplémentaires réguliers : elle constitue donc une meilleure garantie d’efficacité et de fiabilité pour le consommateur.

Attention aussi aux arnaques possibles sur les détecteurs de fumée !

En effet, un DAAF ne nécessite aucun contrat d’entretien. Certaines sociétés, tenteraient apparemment de faire souscrire un contrat d’entretien en vendant le matériel. Or un détecteur de fumée se pose sans l’aide d’un professionnel. Il suffit juste de changer la pile.

Suivant l’arrêté, au moins un détecteur de fumée doit être installé dans chaque logement, de préférence dans les couloirs desservant les chambres. Le DAAF doit être fixé solidement au plafond, à distance des autres parois et de toute source de vapeur (cuisine et salles de bains).

Le détecteur de fumée doit :

  • être muni du marquage CE – EN 14 604;
  • comporter un indicateur de mise sous tension;
  • être alimenté par piles, batteries incorporées ou sur secteur;
  • comporter un signal visuel, mécanique ou sonore, indépendant d’une source d’alimentation, indiquant l’absence de batteries ou piles;
  • émettre un signal d’alarme d’un niveau sonore d’au moins 85 dB(A) à 3 m;
  • émettre un signal de défaut sonore, différent de la tonalité de l’alarme, signalant la perte de capacité d’alimentation du détecteur;
  • comporter les informations suivantes, marquées de manière indélébile : nom ou marque et adresse du fabricant ou du fournisseur, le numéro et la date de la norme à laquelle se conforme le détecteur, la date de fabrication ou le numéro du lot, le type de batterie à utiliser ;
  • disposer d’informations fournies avec le détecteur, comprenant le mode d’emploi pour l’installation, l’entretien et le contrôle du détecteur, particulièrement les instructions concernant les éléments devant être régulièrement remplacés.

Le texte indique également qu’il est interdit d’installer des détecteurs de fumée dans les parties communes des immeubles collectifs d’habitation.

Chaque année en France, les incendies d’habitation sont à l’origine de 800 décès et 10000 blessés (source : Ministère de l’Egalité des territoires et du Logement). Dans les pays déjà équipés de détecteurs de fumée domestiques, le nombre de sinistres mortels a baissé de manière spectaculaire (plus de 50% en Grande-Bretagne par exemple).

L’équipement de tous logements avec des appareils fiables est donc un enjeu majeur pour la sécurité des français.

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